Critiques

Ô ma mémoire-La poésie : de salon
Critiques, Yannick Butel

Ô ma mémoire-La poésie : de salon

Ô ma mémoire-La poésie. Portrait de Stéphane Hessel mis en scène de Kevin Keiss, avec Sarah Lecarpentier, Simon Barzilay Comédie de Caen La Manufacture, Avignon Off 2018 Au plateau, comme Madame au salon, Sarah Lecarpentier reprend Ô ma mémoire-la poésie, une nécessité de Stéphane Hessel dans la mise en scène de Kevin Keiss. Une petite heure où…

Milo Rau, un théâtre de frictions avec la fiction
Critiques

Milo Rau, un théâtre de frictions avec la fiction

La Reprise – Histoire(s) du théâtre (I), de Milo Rau. Gymnase du lycée Aubanel. Festival d’Avignon In 2018 Milo Rau metteur en scène et tout nouveau directeur du NTGhent présente au gymnase Aubanel dans le 72e festival d’Avignon : La Reprise sous titré Histoire(s) du théâtre (I). Une pièce qui respecte le Manifeste de Gand que le metteur…

Kreatur… patatra en pature.
Critiques, Yannick Butel

Kreatur… patatra en pature.

Kreatur, chorégraphie de Sasha Waltz. Opéra Confluence. Festival d’Avignon In 2018 À deux pas de la gare TGV d’Avignon, à l’Opéra confluence, la chorégraphe Sasha Waltz propose aux festivaliers d’Avignon Kreatur. Une pièce chorégraphique crée le 9 juin 2017 au Radialsystem V, Berlin. 1H35 d’ennui profond, de désarroi total à la vue de ce qui ne…

Milo Rau, théâtre yeux grands ouverts
Arnaud Maïsetti, Critiques

Milo Rau, théâtre yeux grands ouverts

images © Christophe Raynaud de Lage L’Histoire du théâtre se passe de récit : elle a lieu à chaque fois qu’on convoque les spectres et qu’on joue avec eux et pour eux, peut-être, autant que pour nous. L’histoire du théâtre ne se raconte pas : elle se traverse comme une banlieue de Liège un soir d’avril 2012,…

« Forum des écritures dramatiques européennes »… Première à Avignon
Critiques, Yannick Butel

« Forum des écritures dramatiques européennes »… Première à Avignon

Du 7 au 8 Juillet, au Gymnase du Lycée Saint-Joseph, à l’initiative de l’université Paris Nanterre, du Théâtre National de Strasbourg, de l’ESACT de Liège, du RITCS de Bruxelles et maintenant le festival d’Avignon auquel il a été proposé de s’associer, s’est tenu le « Forum des nouvelles écritures dramatiques européennes » consacré à Zinnie Harris, Jaona…

Arrouas versus Bourdieu ou la vie mode d’emploi
Critiques, Yannick Butel

Arrouas versus Bourdieu ou la vie mode d’emploi

Portrait Bourdieu. Théâtre Gilgamesh. Comédie de Caen-CDN de Normandie. Festival d’Avignon Off 2018 – texte et mise en scène de Guillermo Pisani, avec Caroline Arrouas. Portrait Bourdieu (c’est bien au moins de savoir ce qui nous détermine à contribuer à notre propre malheur), mis en scène par Guillermo Pisani et interprété par Caroline Arrouas, relève…

Speed Living… Théâtre et politique I
Critiques, Yannick Butel

Speed Living… Théâtre et politique I

C’est le vendredi 8 juin, à la Friche belle de mai. Il est un peu plus de 20H00 et le metteur en scène Laurent Brethome présente Speed Living de Hanokh Levin. Un travail d’école de fin d’année mené avec les élèves comédiens de l’École régionale d’acteurs de Cannes-Marseille et ceux du Nissan Nativ acting studio de Tel…

Warlikowski, Danse macabre entre Israël et Europe
Critiques

Warlikowski, Danse macabre entre Israël et Europe

Le titre du spectacle ne doit pas égarer : il s’agit du retour de Warlikowski à la mise en scène d’un texte dramatique, Sur les valises (1983) d’Hanokh Levin en l’occurrence, lui qui avait monté au Festival d’Avignon 2005 Kroum l’ectoplasme (1975) du même dramaturge israélien, retour commandé par les tourments de l’histoire présente, où la politique israélienne en Palestine…

Édito | Juillet 2018 #1
Critiques, Éditos

Édito | Juillet 2018 #1

Avignon, première semaine : Alternatives aux alternatives   « … arrêter l’héritage du malheur. C’est ce qui advient au cœur de ce mystère de la représentation hors temps. Communauté convergente vers le centre du sens et réouverture de toutes les alternatives politiques. » O. P. (éditorial du programme du 72e festival d’Avignon) N ous sommes ainsi accueillis par…

Édito | Juin 2018
Critiques, Éditos

Édito | Juin 2018

Au lecteur qui croira que nous revenons sur l’une des créations de Lupa, nous adressons nos excuses anticipées. Il pourra en parcourant {l’Insensé} trouver sur ce spectacle. Au lecteur qui pensera que nous revenons sur la pièce de Lupa, nous n’adresserons aucune excuse, puisque myope il n’aura pas vu ce « la » qui précède…

De bouche à oreille : Pascal Kirsch
Critiques

De bouche à oreille : Pascal Kirsch

Artaud pestait contre le jeu des acteurs de son temps : « Pour des gens qui ne savent plus que parler et qui ont oublié qu’ils avaient un corps au théâtre, ils ont oublié également l’usage de leur gosier. » (« Un athlétisme affectif ») Les acteurs de Kirsch ont un « gosier » et un « corps ». Ils savent s’en servir au…

Partager Le Chagrin d’Hölderlin
Critiques

Partager Le Chagrin d’Hölderlin

Juste le temps d’esquisser un duo de solitudes sans l’imposer ni l’installer, cette petite forme d’une heure et quart nous emporte au lointain comme peu de « grands » spectacles. Si elle donne plus que jamais le désir de passer de longues nuits à lire son œuvre, Chantal Morel ne demande pas même de connaître le nom…

Nommer les ennemis, dresser une barricade : Maguy Marin
Critiques

Nommer les ennemis, dresser une barricade : Maguy Marin

La dernière création de Maguy Marin ne suscite pas l’émotion de May B, ne retrouve pas la sobriété de Singspiele ni ne délivre l’euphorie de BiT mais elle en constitue la somme. C’est la force et la faiblesse de cette œuvre de transition que de se retourner vers ses propres traces pour mieux en frayer de nouvelles. Deux mille dix…

Lange de la démocratie : Castellucci
Critiques

Lange de la démocratie : Castellucci

Democracy in America balaie tous les clichés qui traînent sur le metteur en scène italien : théâtre d’images, spectaculaire, hypnotique… C’est au contraire l’accouchement douloureux d’une langue démocratique. Au moins depuis Avignon 2005, le travail de Castellucci est souvent réduit à un « théâtre d’images ». Certes, Democracy in America produit des images d’une puissance plastique impressionnante. Comme souvent, la dernière…

La quatrième dimension : Volodine & Joris Mathieu
Critiques

La quatrième dimension : Volodine & Joris Mathieu

« La grammaire, l’aride grammaire elle-même, devient quelque chose comme une sorcellerie évocatoire ; les mots ressuscitent revêtus de chair et d’os, le substantif, dans sa majesté substantielle, l’adjectif, vêtement transparent qui l’habille et le colore comme un glacis, et le verbe, ange du mouvement, qui donne le branle à la phrase. » (Baudelaire) On n’enferme pas le…

Politique des taupes ? La « caveland » de Philippe Quesne
Critiques

Politique des taupes ? La « caveland » de Philippe Quesne

Après la taupe marxiste et kafkaïenne, les taupes de Quesne ? Une taupe est censée creuser un trou à la surface, de temps en temps, jusqu’à parfois ravager jardins et autres cultures… Les taupes de Quesne ont un peu trop tendance à se complaire dans leur petit théâtre souterrain, menant un travail de sape somme toute…

Edito | mai 2018
Critiques, Éditos

Edito | mai 2018

« mais l’écriture murale »   « Le livre n’a pas disparu, reconnaissons-le. Cependant, disons que tout ce qui dans l’histoire de notre culture et dans l’histoire tout court ne cesse de destiner l’écriture non pas au livre mais à l’absence de livre, n’a cessé d’annoncer, en le préparant, l’ébranlement. Il y aura encore des livres et, ce…

Bruno Meyssat, l’arpenteur des solitudes
Critiques

Bruno Meyssat, l’arpenteur des solitudes

« Seuls ensemble tant partagèrent. » (Beckett, Impromptu d’Ohio) La recherche de Bruno Meyssat, soutenue à ses débuts par la MC2 Grenoble, mêle rigoureusement enquête documentaire, imprégnation de ses acteurs in situ et collecte d’objets ayant survécu aux naufrages : écoulements pétroliers sur les littoraux, crise des subprimes aux États-Unis, conséquences sociales du traitement européen de la dette grecque… pour prendre l’exemple des…

Réplique : un silence bruyant
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Réplique : un silence bruyant

Lors d’une fraîche soirée de novembre 2016, le 6 exactement, s’est tenue à La Criée, Théâtre National surplombant le Vieux Port de Marseille, la deuxième soirée d’un colloque international de trois jours pendant lequel plusieurs intervenants, universitaires et artistes, se sont donnés, corps, âmes et voix, à l’exposition de leur point de vue sur la…

Langhoff ne démissionne pas
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Langhoff ne démissionne pas

Trois émissaires de la République de 1792 doivent susciter un soulèvement d’esclaves en Jamaïque, alors sous le joug de la Monarchie anglaise. Galloudec se fait passer pour un paysan de Bretagne haïssant 89, Sasportas, pour un esclave fuyant la révolution noire d’Haïti afin de rester esclave, Debuisson, pour un fils de propriétaires esclavagistes. Les masques…

Lame de fond : East Shadow de Jiří Kylián
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Lame de fond : East Shadow de Jiří Kylián

D’une commande de la Triennale de Nagoya en 2012 autour de l’œuvre de Beckett et de la catastrophe de Fukushima était né ce spectacle de danse de 45 minutes : « to and fro in shadow from inner to outer shadow / from impenetrable self to impenetrable unself by way of neither / as between two lit…

Le cri de Castorf, l’écho de Zé Celso Corrêa
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Le cri de Castorf, l’écho de Zé Celso Corrêa

« Ceci n’est pas une pipe. Ni une critique »… Ni un épanchement. C’est juste la description de la profusion des sentiments, parfois contradictoires, d’une « spectatrice » de Die Kabale. Parce que le spectacle était assez violent, viscéral, voire brutal au cours des presque six heures de représentation. Parce que les sièges n’étaient pas confortables pour cette longueur de…

Armand Gatti | ceci n’est pas un hommage
Critiques

Armand Gatti | ceci n’est pas un hommage

Force est de constater que le festival d’Avignon, à l’occasion de sa 71ème édition, n’a pas trouvé le temps – sans doute est-ce la raison… – d’honorer la mémoire d’Armand Gatti, disparu le 6 avril dernier à 93 ans. Ici, un long entretien pour lui donner la parole, lui qui la voulait errante, c’est-à-dire, vive,…

Tout Entière, de l’ombre à la flamboyance
Critiques, Yannick Butel

Tout Entière, de l’ombre à la flamboyance

article proposé par Valentin Marie Guillaume Poix signe l’écriture et la mise en scène de Tout Entière – Vivian Maier, qui êtes-vous ?, commande du théâtre du Préau, Centre Dramatique National de Vire en Normandie, pour la saison 2016-2017. Aurélie Édline, comédienne permanente du Préau, porte ce texte sur scène. Né d’un désir commun, les…

Face à la mer, devant soi l’exil du Moi
Critiques, Yannick Butel

Face à la mer, devant soi l’exil du Moi

Dire ce qui n’est pas nommable, approcher les états intérieurs, se regarder et donner à se voir… dans Face à la mer pour que les larmes deviennent un éclat de rire, Radouhanne El Meddeb esquisse au Cloître des Carmes un chant chorégraphique et lyrique où ce qui est en jeu semble reposer sur la tentative…

Interview avec Aurélie Édeline, comédienne de Tout Entière.
Antonin Ménard, Critiques

Interview avec Aurélie Édeline, comédienne de Tout Entière.

Aurélie Édeline, comédienne permanente du Préau, Centre Dramatique Nationale de Vire, joue dans la pièce Tout Entière écrite par l’auteur Guillaume Poix. Dans cette interview, nous revenons sur l’origine de ce « seule-en-scène » et sur le spectacle en lui-même. Retour ligne automatique @Ouest France Valentin Marie : Dans quelle cadre ce spectacle a-t-il été…

J’ai vraiment bien fait !
Antonin Ménard, Critiques

J’ai vraiment bien fait !

article proposé par Gaëlle Hamard J’ai bien fait, un texte et une mise en scène de Pauline Sales, avec Hélène Viviès (Valentine), Anthony Poupard (Paul), Olivia Châtain (Manhattan) et Gauthier Baillot (Sven) se jouant actuellement (sauf mardi) à 17h30 au 11 Gilgamesh Belleville, boulevard Raspail à Avignon Off Le Théâtre du Préau, tout nouveau CDN…

L’imparfait, sale temps pour Victor
Critiques, Yannick Butel

L’imparfait, sale temps pour Victor

Chapelle des Pénitents blancs, Olivier Balazuc présentait L’Imparfait. Un spectacle pour enfants interprété par Laurent Joly, Thomas Jubert, Valérie Keruzoré et Martin Sève. Une mise en scène enjouée, un style simple, quelques moments didactiques (on récite les leçons et on donne la valeur des temps de l’indicatif), et qui finit par un chaos salvateur. Quant…

Kalakuta Republik, you always need a poet
Critiques, Yannick Butel

Kalakuta Republik, you always need a poet

Au festival de Marseille, au Mucem, les spectateurs pouvaient découvrir Serge Coulibaly, chorégraphe du Burkina Faso, avec Kalakuta Republik. Un chorégraphe qui, après être passé chez Alain Platel et Sidi Larbi Cherkaoui, trouve sa place dans le cadre du Festival d’Avignon, au Cloître des Célestins. Moment rythmé, sensuel, violent… et politique puisque la chorégraphie rend…

Les Grands à hauteur d’enfance
Critiques

Les Grands à hauteur d’enfance

Il y a des spectacles qui sont de purs ravages, des forces qui emportent et sidèrent, renouvellent le monde et le font basculer intérieurement. Et puis il y en a d’autres qui sans fracas posent sur nous et la fragilité de la vie un regard humble, dont l’humilité tient aussi à la précision, à sa justesse….

La fille de Mars… et l’ennui (du) mortel
Critiques, Yannick Butel

La fille de Mars… et l’ennui (du) mortel

Proposant La Fille de Mars (titre qui fait suite à sa lecture de Penthésilée de Kleist), Jean-François Matignon se mure dans une mise en scène plate où la voix des interprètes stérilise le rythme… Ou comment La Fille de Mars renvoie le théâtre à des années lumières. « Amour, invincible amour, tu es tout ensemble celui qui s’abat sur nos têtes et…

Le rire facile et stéréotypé à propos du « grandir »…
Critiques

Le rire facile et stéréotypé à propos du « grandir »…

  Le « grandir » et « vieillir » mériterait un regard plus sensible, plus attentif… La but de Les Grands est demettre en scène le conflit de trois générations afin de révéler leurs différents enjeux et points de vue. À travers un dispositif scénographique qui encadre un jeu de scène plutôt narratif, les trois…

The Great Tamer, l’ode à se rétamer
Critiques, Yannick Butel

The Great Tamer, l’ode à se rétamer

Théâtre sans paroles de presque deux heures, The Great Tamer du grec Dimitris Papaioannou fait se lever la salle de la Fabrica au terme d’un voyage onirico-magique qui semble investir le champ de la recherche scientifique où la question de l’origine de l’homme serait à l’ordre du jour. Un spectacle conseillé pour les 7 et…

Bestie di Scena, Emma the Best.
Critiques, Yannick Butel

Bestie di Scena, Emma the Best.

Bestie di Scena d’Emma Dante, présenté au Gymnase Aubanel commence presque comme un traité de peinture classique où la main est un cache-sexe pour s’achever presque comme une forme contemporaine où le corps et la peau, soumis au règne des produits manufacturés, sont agis et dérèglés. Récurrents à chacun des épisodes, l’humour, la dérision, l’inquiétude… y…

Bildraum : la chambre du regard
Critiques

Bildraum : la chambre du regard

La photographe Charlotte Bouckaert et l’architecte Steve Salembier nous entraînent dans une déambulation visuelle où chaque regard nous fait avancer d’un pas dans un univers d’une simplicité poétique et curieuse.   « Techniciens de l’imaginaire » : c’est par cette expression que se définissent la photographe Charlotte Bouckaert et l’architecte Steve Salembier, fondateurs de l’Atelier Bildraum. Ayant tous…

Grensgeval de Cassiers : produire l’effacement
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Grensgeval de Cassiers : produire l’effacement

Sur le plateau du Parc des Exposition, le foin répandu par Castorf et les forces telluriques qui traversaient sa Kabale ont été remplacés par l’abstraction technologique et verticale levée par Cassiers. Grensgeval (Bordeline), comme le texte que le spectacle met en scène – Les Suppliants d’Elfriede Jelinek – voudraient proposer un tragique pour aujourd’hui, en prenant appui sur le drame…

Grensgeval ou le chemin de croix du regard
Critiques

Grensgeval ou le chemin de croix du regard

En trois tableaux, le metteur en scène flamand Guy Cassiers et la chorégraphe Maud Le Pladec proposent un spectacle qui rejoue l’impossibilité pour l’Europe d’accueillir le regard et la parole des réfugiés. Dans la pratique catholique, le chemin de croix est un acte dévotionnel privé ou communautaire qui consiste à revivre, par le regard posé…

Grensgeval ou les belles endormies
Critiques, Yannick Butel

Grensgeval ou les belles endormies

Et de deux… après Le Sec et l’Humide, Guy Cassiers reprenait Grensgeval/Borderline. Bien peu de différences entre les deux en définitive, ou pour le dire autrement, pas plus de sens politique dans l’un que dans l’autre pour celui qui y prétend. Au mieux, de belles images endormies… ou rien qui ne peut réveiller les consciences…

On aura tout, ou le partage du commun
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On aura tout, ou le partage du commun

À midi, les jardins de Ceccano sont le décor du feuilleton théâtral de cette 71e édition. Après La République de Platon / Badiouil y a deux ans [1], et les Chroniques de l’histoire du Festival par la Piccola Familial l’an dernier, ce sont cette année des textes d’émancipation que jeunes acteurs et amateurs font entendre devant une large…

The Great Tamer, un monde à rêver
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The Great Tamer, un monde à rêver

Si on pouvait seulement rêver : pensées fragmentées autour du spectacle de Dimitris Papioannou, The Great Tamer Sur le chemin du retour de The Great Tamer de Dimitris Papaioannou, on se dit qu’il ne faudrait pas écrire. Parce que les mots ne peuvent pas rendre compte de la beauté fragile de ce monde à rêver qu’il nous offre et…

Fantazio, le corps-voix de l’homme déformé
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Fantazio, le corps-voix de l’homme déformé

Proposition qui se trouve à la frontière… Une « étrangeté » très intéressante. Un homme assis devant une table regarde attentivement la salle. Sur cette table il y a un microphone, des feuilles de papier, un stylo. Dès le commencement il nous parle des phrases quasiment inaudibles, chuchotées, tantôt déconnectées… Peu importe. En plus on ne sait…

Mieux rater le plus mal dire. La voix sensée de Denis Lavant
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Mieux rater le plus mal dire. La voix sensée de Denis Lavant

Mis en scène par Jacques Osinski, Denis Lavant s’empare de l’avant-dernier texte de Samuel Beckett Cap au pire. Avec une sobriété et une précision remarquable, il fait entendre jusqu’aux moindres silences de ce texte d’une aridité et d’une complexité certaine. Une performance qui, paradoxalement, ne rate pas assez.   Lorsque l’on découvre dans le programme du…

Papier glacé : Ibsen Huis de Simon Stone
Critiques

Papier glacé : Ibsen Huis de Simon Stone

On ne fait pas une omelette norvégienne sans casser des œufs.   Une maison de verre et de bois – conçue par la scénographe Lizzie Clachan – semble directement tombée du ciel dans la cour du lycée Saint-Joseph (pensée pour les techniciens…). À faire pâlir d’envie n’importe quel catalogue IKEA : livrée clefs en main, habitable…

Tout Entière : il manque quelque chose !
Critiques, Yannick Butel

Tout Entière : il manque quelque chose !

Tout Entière est une création de Guillaume Poix avec Aurelie Edeline. Un solo où s’entendent plusieurs voix (vivantes et mortes) qui interroge la mémoire (celle que l’on conserve ou que l’on fabrique) à partir de la vie de la photographe Vivian Maier. Joué au Gilgamesh Belleville dans le Festival d’Avignon, si le motif est intéressant, il…

« Ambiance dramaturgique » : une fête râtée
Critiques

« Ambiance dramaturgique » : une fête râtée

La Fiesta d’Israel Galván se joue du 16 au 23 juillet dans la Cour d’Honneur. Pour voir quelque chose il faut peut-être des lorgnons. Entre « ambiance dramaturgique » (kesse sä) plutôt tiède et fête plutôt plate… Pendant les quelques minutes qui précèdent La Fiesta, les 2000 spectateurs se taisent. Nous attendons silencieusement cette fête comme la messe célébrant…

Critiques, Yannick Butel

C’est un beau voyage, c’est une moche Histoire…

Au Cabestan, jusqu’au 30 juillet, Bernard Bloch présente Voyage de Dranreb Cholb ou penser contre soi-même. Un travail précieux d’un peu plus d’une heure où l’Histoire est convoquée. Un spectacle sur la « terre ceinte » dit le programme. Un presque monologue, ponctuée d’échanges qui sonnent comme des pensées que l’on ne pouvait avoir et qui paraissent soudainement……

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La Fille de Mars, ou les désaccords de Matignon

Les choix dramaturgiques de Matignon sont audacieux, vraiment audacieux, insistons-y, mais gâchés malheureusement par une mise en scène naïvement figurative et une direction d’acteurs dépassée par la langue indomptable de Kleist. Devant l’incurie d’une grande partie du public qui s’en va bruyamment par troupeaux en pleine représentation le jour même de la première, passons vite…

Critiques, Yannick Butel

Fiesta : Tout le monde n’aura pas été à la noce, mais pas pour les mêmes raisons

Toujours, le public de la cour d’Honneur s’autorise le droit de manifester son désaccord. Fiesta d’Israel Galvan n’échappera donc pas à cette tradition. Mais pour autant que la libre expression est encore garantie dans un pays dont la vie est réglée par l’état d’urgence, on se demande parfois si le désaccord n’est pas l’expression d’une fascisation qui,…


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Je suis obsédé par l’insensé, je suis obsédé par la multiplicité.
Didier-Georges Gabily

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