Yannick Butel

Tentatives de Fougues
Critiques, Yannick Butel

Tentatives de Fougues

Tentatives de fugue (et la joie ?… Que Faire ?) est à regarder, à écouter et à entendre pour l’ambiguïté que promet le titre. Une tentative d’évasion vers un monde meilleur ou un monde agencé autrement. Mais aussi, et simultanément, la tentation de mettre en musique l’Histoire des pères faite d’abandons, de trahisons, d’hésitations… Avec cette première création, au Théâtre Antoine Vitez, la compagnie en Devenir du metteur en scène Malte Schwind reprenait le travail en son territoire La Déviation à l’Estaque. Un premier essai esthétique, poétique, lyrique et politique… loin des modes de production rouillés de la grande diffusion et de l’industrie culturelle. Et si ce travail est perfectible, il relève déjà d’une œuvre de la maturité…

Médée, la postface de Cervantes.
Critiques, Yannick Butel

Médée, la postface de Cervantes.

Sur la scène du Théâtre du Merlan, à Marseille, François Cervantes présentait Face à Médée. Dans une salle comble, ce 19 janvier, les trois comédiennes (Catherine Germain, Hayet Darwich, Anna Carlier) rapportaient une histoire… celle d’une Barbare, d’une Chamane qui hante l’histoire du théâtre et de la conscience collective. Baroque dans l’écriture, humble au plateau, le travail de Cervantes est avant tout une lecture ou une appropriation singulière servie par trois comédiennes.

<i>Soubresaut</i>… et le sursaut du funambule
Critiques, Yannick Butel

Soubresaut… et le sursaut du funambule

Soubresaut est la nouvelle création du Radeau et de François Tanguy. Un univers plastique et textuel soutenu par l’élaboration sonore d’Eric Goudard et les voix/corps de Didier Bardoux, Frode Bjornstad, Laurence Chable, Muriel Hélary, Ida Hertu, Vincent Joly, Karine Pierre, Jean Rochereau et Jean-Pierre Dupuy. Un travail qui, présenté en novembre dernier au TNB lors du festival « Mettre en scène », était repris à la Fonderie, au Mans. 1H30 où viennent, par vague d’Einfall, des bribes de pensée… Façon, à travers Soubresaut de rappeler et de faire vivre la pensée qu’« une solitude intangible est pour l’intellectuel la seule attitude où il puisse encore faire acte de solidarité. », comme l’écrivait Adorno dans Minima Moralia, Réflexions sur la vie Mutilée.

<i>La Dictadura de lo cool</i> : La dictature du son
Yannick Butel

La Dictadura de lo cool : La dictature du son

Le goût du procès… le goût du jugement moral, celui aussi de l’emphase, de la démesure… Avec La Dictadura de lo cool, le « metteur en scène » chilien Marco Layera continue de s’initier à la pratique théâtrale. Après le révisionnisme de L’imaginacion del futuro (point de vue stérile sur les dernières heures de Salvador Allende), la nouvelle messe de Layera s’en prend aux Bobos… un peu moins de deux heures pathétiques, tant du point de vue théâtral que du point de vue sémantique.


Je suis obsédé par l’insensé, je suis obsédé par la multiplicité.
Didier-Georges Gabily

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